The Merlies
L'humanité a disparu, la nature a repris ses droits, et ce sont désormais de minuscules oiseaux qui héritent de nos lampes et de nos bacs à glaçons. The Merlies raconte cette renaissance avec une douceur rare, sans le moindre combat. Un post-apo qui sourit.
Il y a les récits post-apocalyptiques où l'on fouille les ruines une arme à la main, et il y a The Merlies. Ici, la fin de la civilisation humaine n'a rien d'un drame, du moins pour ceux qui restent. La nature a pansé ses plaies, la végétation a tout recouvert, et une petite communauté d'oiseaux, les Merlies, a pris ses quartiers au milieu de nos débris. Jusqu'au jour où une violente tempête disperse la colonie aux quatre vents. À nous de retrouver ces volatiles égarés et de reconstruire le village. Le jeu part d'un concept de Cosmografik, le studio de Type:Rider. Il est développé par Darjeeling, déjà auteur de Californium et de Labyrinth City : Pierre the Maze Detective, avec le studio réunionnais Blue Ramen, et coédité par ARTE France.
Le jeu revendique une étiquette amusante : le « wholesomevania ». Comme dans un metroidvania, le monde s'ouvre au fil des capacités acquises, sauf qu'ici, pas question de vaincre un boss pour avancer. La progression dépend de la composition de l'escouade. Chaque Merlie possède un talent qui lui est propre : l'un grimpe aux câbles électriques, un autre rebondit sur les champignons, un troisième se faufile dans les tuyaux. Plus on retrouve d'oiseaux, plus la carte s'agrandit. Attention toutefois : les Merlies sont fragiles, et un saut mal calculé ou un obstacle négligé peut coûter un membre de la troupe. La prudence remplace ici les réflexes.
Entre deux expéditions, on rentre au village avec les trouvailles du jour. Les restes de notre civilisation, recyclés avec ingéniosité, deviennent des maisons et des aménagements pour une communauté qui ne cesse de grandir. Une lampe se change en habitation, un tableau noir ou un bac à glaçons en rangement, preuve que nos objets avaient finalement un avenir, simplement pas avec nous. Le tout est servi par des illustrations dessinées à la main, inspirées de la bande dessinée et des albums jeunesse, et par une ambiance sonore toute en délicatesse. Rangé dans la veine solarpunk, The Merlies préfère la coopération et l'ingéniosité à la survie brutale, et dessine un futur plein d'espoir.
Infos pratiques
- Action-aventure
- Développeur : Darjeeling, Blue Ramen et ARTE France
- Éditeur : Darjeeling et ARTE France
- Support : Mac, PC et Nintendo Switch – testé sur PC
- Prix : 19,99€
- Site internet : arte.tv





